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Informations sur l'activité culturelle de l'association WAR HENTCHOU IRVILHAG MAIRIE 29460 IRVILLAC

19 Mar

Le travail au kanndi, une étape "de la graine à la toile"!

Publié par war-hentchou-irvilhag  - Catégories :  #Actualités

LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA GRAINE À LA TOILE

 

Les graines de lin sont semées à la St Georges (23 avril).

Le proverbe dit aussi qu’il est en bouton le 11 juin.

Le fleurissement intervient 100 jours plus tard

La récolte se fait par arrachage manuel.

Après avoir séché, le lin est mis en bottes, stocké en meules.

Ensuite intervient l’égrenage, à l’aide d’un peigne (de fer) à égrener (égruger ou dréger) les capsules.

Le rouissage est pratiqué dans des trous d’eau ou poul lin (les plus fréquents sur le Pays, trous d’eau) ou routoirs (bassins entourés de pierre bleue) dans de l’eau stagnante. Les fibres sont immergées dans l’eau pendant environ deux semaines, la fermentation étant surveillée de près afin qu’il ne dégénère pas en pourrissement. Le but est d’éliminer l’écorce ligneuse, de dissoudre la pectine qui relie les fibres. Cette opération se fait de préférence en été afin que l’eau soit à température plus élevée.

L’étape suivante est le teillage qui comprend le broyage et le pilage : les fibres sont séparées les une des autres, elles sont broyées à l’aide de brayes, après avoir été séchées puis pilées, on est alors en présence de filasse.

La filasse est alors passée sur le banc à pesseler, ou pesselle, lame sur laquelle la filasse est frottée puis elle est peignée, à l’aide d’un peigne à peigner le lin. Le résidu obtenu s’appelle l’étoupe, qui est utilisée de différentes manières (pour faire du fil et de la toile de reparon, pour faire des cordages…).

On arrive alors au filage, qui est du rôle des fileuses ou filandières. La filasse au sortir du rouet devient fil et est enroulée sur le dévidoir pour en faire des écheveaux.

kanndi-pleyber-christ.jpg

un kanndi à Pleyber-christ

 

Ce sont ces écheveaux de fil qui vont être blanchis, (il n’est pas question ici de travailler du fil « gris ») dans les Kanndis.

Le fil est alors prêt à être tissé. Il est placé sur l’ourdissoir pour préparer des longueurs de fil identiques qui vont constituer la chaîne. Il est ensuite enroulé sur une ensouple, et passé dans les œillets des lames du métier à tisser pour séparer la chaîne en deux nappes. La navette avec ses bobines (les cannelles que l’on trouve souvent dans des paniers de clisse) de fil de trame est lancée à la main.

voir www.dourdon.org  link

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