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28 May

Eugène Boudin a peint le pays :

Publié par war-hentchou-irvilhag  - Catégories :  #Actualités

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Landerneau

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L'Hopital-Camfrout

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L'Hopital-Camfrout

 

La carrière de papetier[modifier]

Eugène Boudin est né à Honfleur, en Normandie, fils de Léonard-Sébastien Boudin et de son épouse Marie-Félicité Buffet. Son père était marin sur les bateaux assurant la liaison Le Havre-Hambourg.

En 1835, sa famille déménage au Havre, où son père l'établit comme commis chez l'imprimeur Joseph Morlent, puis chez le papetier Alphonse Lemasle. Il commença à travailler l'année suivante comme assistant dans une boutique de papetier-encadreur.

Les débuts artistiques[modifier]

En 1844, alors âgé de 20 ans, Eugène Boudin fonde sa propre papeterie. Dans le cadre de son travail, il entra en contact avec des artistes des environs, notamment Constant TroyonEugène IsabeyCharles Baudelaire, etc. Eugène se mit alors à dessiner, puis à 22 ans – encouragé par Jean-François Millet etThomas Couture – il abandonna le monde du commerce et se lança dans une carrière artistique. Il suit des cours à l'école municipale de dessin du Havre et ne se consacre alors plus qu'à la peinture.

En 1850, grâce au soutien du journaliste Alphonse Karr ainsi que de Constantin Troyon et Thomas Couture, il reçoit du conseil municipal du Havre une bourse d'étude de 1 200 francs par an, afin d'aller étudier la peinture à Paris pendant trois ans. C'est ainsi que, le 30 juin 1851, il rejoint la capitale et étudie la peinture au sein de l'atelier d'Eugène Isabey ainsi qu'au Louvre où il s'inscrit comme élève copiste. Eugène Boudin y réalise des copies de peintures de maîtres pour quelques amateurs, ce qui lui permet d'approfondir son apprentissage.

Dès 1855, il adopte un rythme de vie particulier passant ses hivers à Paris et ses étés en Normandie à Honfleur, tout en séjournant régulièrement en Bretagne àDouarnenezTréboul et ses environs. À Portrieux, il peint les bateaux terre-neuvas et « Un an avant sa mort, il fait un long voyage entre Le Croisic et la pointe du Raz en passant par Pont-Aven » 1.boudin-eugene-c-face-half.jpg

Boudin fait sa première exposition en 1857 à Paris et la même année il parvient à vendre une vingtaine de ses toiles à l'occasion d'une vente aux enchères au Havre.

Au cours de l'année 1859, le peintre – alors âgé de 35 ans – expose sa première toile au Salon à Paris : Un pardon à Saint-Anne-la-Palud. Il se fait remarquer pour ses atmosphères et ses pastels originaux, et reçoit conseils et hommages du poète Charles Baudelaire. Il se lie également d'amitié avec Gustave Courbet qui, ayant remarqué une peinture de Boudin chez un commerçant parisien, chercha à rencontrer son auteur. Il rencontre aussi le peintre hollandais Johan Barthold Jongkind et surtout Claude Monet qu'Eugène Boudin initiera à la peinture en plein-air.

Le 14 janvier 1863, Eugène Boudin se marie avec Marie-Anne Guédès, née le 17 avril 1835 à Ruzaden, village de la commune de Hanvec. En février de la même année, il s'installe à nouveau à Paris mais en septembre revient en Normandie à Trouville, à proximité de Courbet qui est à Deauville et de Monet et Jongkind qui résident àHonfleur. Il fait alors de fréquents séjours en Bretagne, résidant un temps dans le manoir en grande partie déjà ruiné de Kerhoan, dans la commune du Faou. Il profite de ses séjours bretons pour peindre des tableaux de la région comme Le port de Camaret, L'Hôpital-CamfroutVue de Douarnenez, l'Île Tristan, le matin, ...

Il rédige aussi en 1867 "Notes d'un voyage en Bretagne (1867)", texte publié en 1924 par le Mercure de France2 où il décrit la vie quotidienne dans la région de HanvecLe FaouRumengol à cette époque.

Après un cours séjour à Bruxelles fin 1870, il poursuit son travail de peintre de marine.

Le tournant impressionniste[modifier]

En 1874, il participe à la première exposition « impressionniste », qui se tient à Paris dans les studios du photographe Félix Nadar. Par la suite, les expositions impressionnistes se tiendront dans les locaux du marchand d'art Paul Durand-Ruel.

À partir de cette date, il passera pour un des précurseurs de ce mouvement, bien qu'il ne se considérât jamais lui-même comme un grand innovateur. Sa réputation grandissante lui permit d'effectuer de nombreux voyages dans les années 1870. Il visita notamment les Flandres, les Pays-Bas, le sud de la France ainsi que l'Italie, où il découvre différents courants artistiques du xixe siècle.

Il continue d'exposer à Paris et reçoit la médaille de la troisième place du Salon de 1881 avec son œuvre La Meuse, à Rotterdam. En 1886, plusieurs de ses œuvres apparaissent à la grande exposition impressionniste organisée à New York par Durand-Ruel. Il obtient ensuite la médaille d'or lors de l'Exposition universelle de Paris de 1889 avec les deux toiles qu'il expose : Un coucher de soleil et Marine - Les Lamaneurs. La même année, son épouse décède le 24 mars.

La villa Breloque à Deauville où le peintre vécut et mourut en 1898.

Malade, il s'installera en 1892 à Villefranche-sur-Mer, sur la côte d'Azur. La même année, Eugène Boudin est sacré chevalier de la Légion d'honneur par le peintresymboliste Pierre Puvis de Chavannes qui l'avait par ailleurs convaincu de rejoindre la société nationale des beaux-arts. Il entreprendra des voyages réguliers à Venisejusqu'en 1895 en quête d'inspirations.

En 1898 – alors qu'il est à Paris et se sent défaillir – il demande à mourir « face à la mer » et se fait transporter à Deauville. Il décède le 8 août au matin dans la villa Breloque au 8, rue Oliffe, et est enterré le 12 août au cimetière Saint-Vincent – dans le quartier de Montmartre – à Paris.

Son œuvre[modifier]

Eugène Boudin était un peintre marin, expert en matière de rendu de tout ce qui est lié à la mer et à ses rivages. Il peignit notamment de nombreux tableaux décrivant la vie des pêcheurs sur les ports et les marchés ; ainsi que celle des familles bourgeoises du xixe siècle sur les plages de Normandie.

L'importance du ciel et des effets atmosphériques dans ses peintures lui valut d'être surnommé le « roi des ciels » par le peintre français Camille Corot. Il attachait en effet une grande importance au soleil, aux nuages, au ciel et à leurs effets changeants sur le paysage en mouvement.

Au cours de sa vie, il aura peint près de 4 500 tableaux et laissé autant de dessinspastels et aquarelles. C'est le musée des Beaux-Arts André Malraux du Havre qui possède la plus grande collection de tableaux de Boudin, avec 224 peintures dont de nombreuses esquisses et études, toutes exposées.

Quelques tableaux[modifier]

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Les lavandières au bord de la rivière du Faou

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Le Faou, jour de marché

  • vers 1859 : Étude de cielmusée d'art moderne André-MalrauxLe Havre.
  • 1859 : Le Pardon de Sainte-Anne-la-Palud , musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1860 : Sur la plage de TrouvilleMinneapolis Institute of ArtsMinneapolis.
  • 1864 : La Plage à Trouville, 26 x 48 cm, musée d'OrsayParis.
  • 1867 : Scène de plage à Trouville, 20 x 34,9 cm, collection particulière.
  • 1869 : Dame en blanc sur la plage de Trouville, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1870 : L'Hôpital-Camfrout (Bretagne)National GalleryLondres.
  • 1871 : Port d'Anvers, 31,3 x 46,7 cm, musée d'Orsay, Paris.
  • 1871 : Le Port de Bruxelles, National Gallery, Londres.
  • 1872 : Le Port de Camaret, 36 x 59 cm, musée d'Orsay, Paris.
  • 1873 : Portrieux, bateaux dans le port, 35,9 x 59,1 cm, collection particulière.
  • 1874 : Rivage de Portrieux, Côtes-du-Nord, 85 x 148 cm, collection particulière.
  • 1874 : Le Port de Bordeaux, 41 x 65 cm, musée des beaux-arts de Pau.
  • 1884 : Trouville, scène de plagemusée d'art moderne et d'art contemporain de Liège.
  • 1885 : Le Bassin de l'Eure au Havre, huile sur toile, signé et daté en bas à droite E. Boudin 1885, 65 x 90 cm (sans cadre). musée d'art, histoire et archéologie d'Évreux.
  • vers 1885 : Blanchisseuses près d'un ruisseau, National Gallery, Londres.
  • vers 1888 : Le Port de Deauville, National Gallery, Londres.
  • 1888 : L'Entrée du port de Trouville, National Gallery, Londres.
  • vers 1888-1895 : Dimanche sur la plage de Trouville, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre.
  • 1890 : Lavadeiras nas margens do rio Touque], 37,6 x 55 cm, Museum Nacional de Belas Artes, Rio de Janeiro.
  • 1891 : Port de Trouville, 41 x 55,5 cm, musée du Louvre, Paris.
  • 1893 : Deauville, la plage, 50 x 74,5 cm, collection particulière.
  • 1893 : La Plage à Tourgéville-les-Sablons, National Gallery, Londres.
  • 1896 : Voiliers au port, 26,5 x 35 cm, musée des beaux-arts de Lyon.
  • Plage à Trouville, marée haute, la Seine à Rouen, jour de foiremusée Faure d'Aix-les-Bains.
  • Un grain', musée de Morlaix
  • Le Faou, marée basse, paysage aux lavandières, musée d'Orsay, Paris
  • Le Pardon de Sainte-Anne-la-Palud, huile sur toile, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre
  • Clair de lune à L'Hôpital-Camfrout, collection particulière
  • Bras de mer à L'Hôpital-Camfrout, collection particulière
  • Mariage à L'Hôpital-Camfrout, collection particulière
  • Sortie d'église à Plougastel, collection particulière
  • Plougastel, le Passage', collection particulière
  • L'Arrivée du bac du Passage à Plougastel, crayon et aquarelle, musée du Louvre, Paris
  • Le bac à Plougastel, collection particulière
  • La baie de Kerhor, collection particulière
  • Femmes de Kerhor assises devant l'Élorn, crayon et aquarelle, musée du Louvre, Paris)
  • Femmes de pêcheurs sur le rivage, collection particulière
  • Le débarquement des marins dans la Rade de Brest, collection particulière
  • Brest : la rade, Oblastini Galerie, Liberec
  • Camaret : le port (plusieurs tableaux portent ce titre)
  • Rivage en Bretagne : environs de Camaret, Oblastini Galerie, Liberec
  • Foire en Bretagne (Le Faou ?), collection particulière
  • Foule dans une rue du Faou, crayon et aquarelle, collection particulière
  • Femmes en prière dans l'église (Hanvec ?), 1865, musée du Louvre, Paris
  • Hanvec, intérieur d'église, musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre
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